The Loving stone
Une fleur des champs d'une douce beauté
Comme seules les fleurs savent l'être
Se lamentait à un vieux hêtre
De ne trouver chaussure à son pied
Elle regardait en soupirant
La fière stature d'un jeune chêne
Espérant qu'il lui offre le gland
Qu'elle porterait comme un diadème
Mais le grand arbre plein d'arrogance
Face à cette jeune jouvencelle
Ne cessait de jouer l'indifférence
Provoquant les larmes de la belle
Qui, prenant le hêtre à témoins
Disait: « douleur, il me regarde à peine,
J'aimerais tant trouver quelqu'un
Qui m'aime autant que je l'aime »
Non loin de là un p'tit cailloux
Malheureux comme une pierre peut l'être
Disait à une bruyère replète
Combien l'amour le rendait fou
Depuis longtemps il adorait la fleur des champs
Sans que celle-ci ne lui jette un regard
« Dès demain j'irai, dit-il, larmoyant
Il faudra qu'elle sache un jour tôt ou tard »
Pont
Le lendemain vint pour le p'tit cailloux
La peur au ventre et des n½uds plein la voix
Décidé à tenter le tout pour le tout
Pour mettre un terme à son désarroi
Malheureusement sa belle dulcinée
Victime d'un gel assassin
Ce bas monde avait délaissé
Laissant le p'tit caillou dans le chagrin
-